Andrée "Dédée" BARBON : 20 ans au service des enfants.

A l'entendre parler des enfants, on comprend pourquoi elle leur a consacré une bonne partie de sa vie. Andrée BARBON, dite "Dédée", est née le 3 juillet 1950 et a passé toute sa vie à Jarnioux. Ses grands parents qui étaient laitiers habitait déjà le bourg ainsi que son arrière grand-père, Vérand VINCENT. Elle y a fait également toute sa scolarité, quittant celle-ci au certificat d'études à 14 ans pour être embauchée aussitôt à l'usine de confection Favrot. Elle y a travaillé à la chaîne pendant 10 ans sous le numéro 33, dit-elle fièrement en montrant ses ongles abîmés.

"J'ai ensuite été employée communale à l'école, à la suite de madame BIDAUT. J'ai postulé au premier poste d'ATSEM créé à Jarnioux, appuyée à la fois par Madame BRUN, maire de l'époque et par Marie-Claude BESSON, directrice de l'école. J'étais vraiment faite pour ce travail qui exige une grande disponibilité et un investissement total. Je me disais que j'étais là pour permettre aux enseignantes de mieux exercer leur profession. D'ailleurs, je tire mon chapeau à toute l'équipe et en particulier à Françoise BAILOT pour leur dévouement et la grande passion pour leur tâche. J'étais à l'école dès 7H30 pour nettoyer et préparer les goûters des petits. Puis dans la journée, c'était les petites tâches courantes: préparer les salles pour les jeux éducatifs, passages aux toilettes, tirer les chasses d'eau, désinfecter après les gastros, vigilance propreté. Au début, je ramenais même chez moi les serviettes, les couvertures, pour les laver. Depuis, bien sûr, bien des choses se sont améliorées. J'ai aujourd'hui la sensation d'avoir beaucoup donné mais surtout d'avoir énormément reçu. La priorité que j'ai toujours accordée aux enfants porte en elle sa propre récompense. Quant aux parents, ils ont toujours été conscients du rôle important d'une ATSEM au sein de l'éducation de leurs petits. Je crois que ce sont les bons parents qui font les bonnes écoles".

Dédée va maintenant prendre le temps de se consacrer à son mari, son jardin, ses enfants et petits-enfants. Mais, à n'en pas douter, ses autres "petits enfants" lui manqueront énormément.

 
mercredi 23 octobre 2019